Interview

Send Me Love Letters

This Won’t Cure Your Depression

Send Me Love Letters, groupe de rock lyonnais, nous présente son dernier EP « This Won’t Cure Your Depression » à l’occasion de sa release party au Supersonic ! Rencontre avec Gabrielle (chant, guitare) et Loïc (guitare) juste avant leur concert parisien.

Les 4 membres de Send Me Love Letters en costumes théâtraux, portrait de groupe

Est-ce que vous pouvez nous présenter votre groupe en quelques mots ?

Gabrielle — On est Send Me Love Letters. On est un quatuor rock. Alors là, on n’est que deux, mais normalement on est 4, et on fait du rock indé, c’est ça ?

Loïc — Tout à fait, plutôt british dans le style.

Gabrielle — Ce soir, on est là pour notre release party de notre second EP qui s’appelle This Won’t Cure Your Depression. On a fait une release à Lyon d’où on vient hier, et ce soir c’est la release parisienne.

C’est votre première fois au Supersonic ce soir ?

Loïc — Non, on était déjà venus au Supersonic il y a 3 ans et demi. C’était notre première tournée avec Riffx [tremplin organisé par le Crédit Mutuel]. D’ailleurs à l’époque, on avait fini la tournée au Supersonic, donc trop contents de revenir là !

Est-ce que vous avez des attentes particulières pour ce soir ? Séduire un public parisien, vous faire plaisir en jouant ce nouvel EP en live ?

Gabrielle — Ce soir, on aimerait bien réussir à séduire le public parisien. C’est vrai qu’on a déjà une fanbase à Lyon, mais à Paris, on aimerait bien essayer de nous étendre un petit peu. Donc on espère que ça va plaire aux habitués. Et puis après, on sait qu’il y a aussi pas mal de gens qui viennent nous voir et qui nous connaissent déjà, donc c’est chaleureux et ça nous fait du bien aussi d’avoir des têtes qu’on connaît. Et puis juste le fun et s’amuser comme d’hab. Kiffer quoi !

Ce nouvel EP, comment il est né ? Comment vous l’avez écrit et construit ? Est-ce qu’il y a eu des influences importantes ?

Gabrielle — Ce nouvel EP, on a mis deux ans au moins pour le faire. Ça a été un long processus. On a fait des longues séries de semaines de compositions. On a essayé, tous les 4, de composer, d’écrire, d’arranger ensemble.

Loïc — Sur le premier EP, on était 2 à écrire. C’était surtout nous deux qui avons tout écrit. Et puis là, on a voulu vraiment récupérer cet esprit de groupe et donc on a tout écrit à 4. C’était le gros changement entre les deux disques. On a travaillé avec Julien Jussey, notre réalisateur lyonnais, qui nous a beaucoup aidé à arranger ce disque, à le rendre plus homogène et en faire quelque chose qui tient et qui tiendra dans le temps je pense.

Gabrielle — Et on est très fiers. On l’aime beaucoup ce disque, il a un super son. On aborde des thèmes comme le burn out, la dépression. C’est des choses assez sérieuses. On a toujours des sujets très sérieux. Mais c’est nécessaire de vider un peu notre sac et de parler de ces choses là. Donc on est content d’avoir pu le faire.


« On a toujours des sujets très sérieux. Mais c’est nécessaire de vider un peu notre sac et de parler de ces choses là. »


Pochette de l'EP This Won't Cure Your Depression de Send Me Love Letters, un rideau bleu en forme de cœur

On a vu vos clips qu’on a adoré. Vous avez pensé à un univers visuel pendant que vous composiez ou c’est des clips qui sont venus après ?

Gabrielle — On a toujours en tête l’univers visuel qui va avec la musique. C’est vrai que l’image et le son sont toujours liés pour nous, et les deux sont très importants. Et on adore être créatif dans l’image autant qu’on aime l’être dans le son.

Loïc — On peut tout à fait composer de la musique en imaginant déjà les images et à l’inverse s’inspirer de photos, de tableaux… et construire de la musique par dessus. On a toujours eu ces deux côtés ambivalents.

Gabrielle — Et du coup, pour la réalisation des clips, on fait tout nous même en général sauf le gros clip de Glastonbury, qui était le premier single qu’on a sorti pour cet EP, qui a été réalisé par une énorme équipe de production et qui est très chouette. Mais sinon, le reste du temps, les clips sont faits maison.


« On a toujours en tête l’univers visuel qui va avec la musique. »


Après ces deux EP, est-ce que vous visez un album ?

Gabrielle — C’est compliqué, c’est gros. Mais oui, après les deux EP, on vise un album carrément. On est déjà en train de taffer dessus. C’est sûr qu’il y aura un album, j’espère en 2027.

Est-ce qu’il y a une salle, un endroit où vous adoreriez jouer ?

Gabrielle — Moi, j’aimerais beaucoup jouer au festival de Glastonbury. On a une chanson en plus qui s’appelle Glastonbury, parce qu’on s’est dit que ce serait cool de manifester un petit peu ça. Mais je crois que c’est un peu un rêve ce festival, un rêve rock.

Loïc — Gravir les échelons à Paris. Là on est au Supersonic, on espère que dans un an ce sera la Boule Noire, puis la Maroquinerie, puis la Cigale, etc. On fait notre petit chemin parisien !

Un mot pour les gens qui ne vous connaissent pas encore, pour leur présenter un petit peu votre univers ?

Gabrielle — On fait du rock mais avec beaucoup de sensibilité et on aime partager des émotions. On aime parler de choses qui sont sérieuses et importantes. Le mieux pour nous découvrir, je pense que c’est vraiment de venir nous voir sur scène. C’est là où il se passe vraiment quelque chose qui est fort, plus encore que sur les CD. Donc venez au concert et laissez vous convaincre !


« Le mieux pour nous découvrir, je pense que c’est vraiment de venir nous voir sur scène. »


Send Me Love Letters, portrait de groupe dans un parc
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