Étiquette : du « rock avec trop d’instruments »

  • MAN/WOMAN/CHAINSAW

    MAN/WOMAN/CHAINSAW

    Interview

    MAN/WOMAN/CHAINSAW

    DU « ROCK AVEC TROP D’INSTRUMENTs »

    Man/Woman/Chainsaw, c’est le sextet britannique qui met du violon dans ta playlist rock !
    Issus de la scène londonienne, ses pubs et ses clubs, c’est aujourd’hui sur les scènes des plus grands festivals de France qu’ils présentent leur nouvel album “Cannonball ». Impossible à ranger dans une case, c’est un album dont on découvre de nouvelles nuances à chaque écoute.
    Rencontre avec Vera (basse, chant) et Lola (batterie) à Rock en Seine !

    ©Charlie & Charlie

    Comment décririez-vous votre musique ?

    Lola : Question compliquée… de la musique rock avec du violon et du piano.

    Vera : Emmie a dit un jour « du rock avec trop d’instruments », et j’ai bien aimé ça.

    Lola : Ouais, c’est un peu ça en gros.

    Votre nouvel album est sorti il y a quelques semaines, il est très éclectique. Vous aviez une direction en tête en le créant ?

    Vera : Non. (rires)

    Lola : Pas du tout, non. La moitié des morceaux venaient de choses qu’on jouait déjà depuis un moment en concert.

    Vera : Ouais y a un morceau qui est dans le set depuis 2 ans.

    Lola : Et l’autre moitié n’a pas forcément été écrite sous une deadline, mais plutôt pendant une période dédiée pour écrire. Et beaucoup de ces morceaux-là, on ne les a pas du tout testés en live, ce qu’on fait d’habitude, on joue tous nos morceaux en concert avant. Et je pense qu’on peut peut-être entendre cette scission entre les deux, les morceaux qu’on avait depuis plus longtemps et ceux qu’on a écrits plus proches de l’enregistrement de l’album. 

    Vera : Je pense qu’en live, certaines versions de certains morceaux sont différentes, surtout parce qu’on s’est dit, “comment on fait pour que ça sonne comme sur le disque, mais en live ?”. Et j’aime bien certaines de ces variations. C’est fun de faire un truc un peu différent. Mais il n’y avait pas vraiment de ligne directrice claire pour cet album, comme tu peux l’entendre j’imagine. (rires)

    On vous a vu jouer aux Eurockéennes à Belfort en juillet, sur la plus grande scène du festival. Est-ce que vous ressentez une différence entre jouer sur la plus grande scène d’un festival et une plus petite scène comme aujourd’hui ?

    Lola : Oui et non. La plus grande différence, c’est entre les scènes de festival et les concerts plus classiques. On a joué tellement de concerts dans des pubs, des clubs…

    Vera : La plupart des scènes de festival sont assez grandes en comparaison. Et surtout s’il y a un peu de réverbération sur ta voix.

    Lola : Vera parle souvent du fait de se sentir vraiment puissante quand elle peut entendre toute sa voix et que les gens entendent sa voix aussi clairement.

    Vera : J’ai l’impression que je pourrais dire n’importe quoi ! 

    Lola : Et évidemment, l’ambiance est très différente. Les scènes de festival sont beaucoup plus étalées, et c’est pas que j’ai l’impression d’être moins connectée à tout le monde, mais ça passe pas pareil vers le public. On a grandi en jouant sur des toutes petites scènes, c’est ce à quoi on est habituées. 

    Vera : Et aussi, tu crois que tu bouges énormément sur la scène de festival, tu as tellement de place que tu danses beaucoup, et après tu vois une vidéo et tu te dis “mais pourquoi je suis juste plantée là ?”. C’est tellement dur de remplir l’espace. Mais on va sûrement apprendre.

    © Violette Fauchon – Les Eurockéennes

    Au Royaume-Uni, la culture rock est plus développée qu’ici. Est-ce que vous sentez une différence entre le public britannique et le public français ?

    Vera : Pour être honnête, le public de Londres et le public du Royaume-Uni en général, c’est déjà deux mondes différents aussi. J’ai l’impression que, comme c’est plus rare qu’on vienne en Europe, le public est généralement un peu plus excité quand on est sur le continent. C’est vraiment chouette pour nous parce qu’on ne vient pas souvent ici. 

    Lola : Et c’est aussi excitant de voir des gens qui ne viennent pas de ta ville natale aimer ta musique et même chanter quelques mots sur les chansons. 

    Vera : J’adore quand les gens font semblant de connaître les paroles. C’est vraiment mignon parce que c’est comme s’ils essayaient de dire « j’aime la chanson », tu l’as peut-être déjà entendue mais tu t’en souviens pas tout à fait. (rires)

    Vous remarquez quand les gens font semblant de connaître les paroles ?

    Vera : Ouais, mais c’est génial, ça me fait toujours rire, genre, vas-y, fais ton truc. C’est très flatteur en fait. J’ai clairement déjà fait ça.

    Lola : Ouais, on l’a tous déjà fait !

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