Interview
Zélie
LE COEUR ET SA DICTATURE
Il y a quelques mois sortait “Le coeur et sa dictature”, 2e album studio de Zélie. L’autrice, compositrice et interprète française est maintenant en pleine tournée pour défendre cette sortie. Rencontre avec Zélie à l’occasion de son passage au festival Cabourg, mon amour.

Là on est dans un cadre de festival, comment tu crées ce live, quels arrangements tu fais en particulier ?
Je pense que c’est un moment qui est extrêmement révélateur de toute la palette qu’on a en tant qu’artiste, en termes d’interprétation de de chant, de danse, et même de théâtralité. C’est le moment où on a l’impression qu’on peut vraiment tout montrer et qu’il n’y a pas d’artifices. Il n’y a rien à vendre ou à créer.
Créer quelque chose qui est 100% toi ?
Ouais, c’est ça, c’est du moment présent. C’est vraiment le concept du live et je pense qu’il n’y a pas de meilleure manière de découvrir un artiste ou de continuer à l’apprécier et de le comprendre encore plus. Là en l’occurrence ça [ce live] a été fait avec une team qui a beaucoup participé à la création de l’album, avant de participer à la création du live. Le directeur musical du live, c’est le réalisateur de l’album qui l’a composé avec moi, qui l’a arrangé avec moi. Donc on a vraiment créé une continuité à l’album. J’ai eu aussi une belle team de musiciens qui est une nouvelle team et ils sont extrêmement forts, extrêmement différents les uns des autres. On est vraiment allé chercher des personnes qui ont des qualités différentes, qui ne viennent pas du tout de la même musique en fait. Le concert, j’aime bien dire qu’il est nuancé, On passe par énormément d’émotions. Ça peut paraître un peu cliché mais c’est vrai. Il y a une grosse partie très intimiste, très proche du public, comme une partie un peu plus dans mon personnage qui incarne autre chose dès qu’il s’agit de danse, etc. On passe vraiment à autre chose, et on passe sur un truc plus américanisé, plus inspiré, showgirl. Et je kiffe ça.
« Je pense que c’est un moment qui est extrêmement révélateur de toute la palette qu’on a en tant qu’artiste, en termes d’interprétation de de chant, de danse, et même de théâtralité. »
Si on doit découvrir Zélie, par quel son on doit commencer? Qu’est ce qui représente bien ton univers?
“Je ne serai jamais” qui est la première chanson que j’ai sortie de cet album-là [Le cœur et sa dictature] qui est sortie en single en octobre. J’ai eu l’occasion de la performer à la Star Academy ce qui m’a apporté pas mal de public derrière, et du coup, aujourd’hui, c’est la chanson qui a le plus marqué les gens entre guillemets. Mais même avant que ça se soit passé un truc sur cette chanson, moi dès que je l’ai composée, j’ai eu un sentiment de satisfaction de “c’est exactement la musique que je veux faire”. Il y a tout ce que j’aime.
C’est celle où tu t’es dit “ça c’est mon univers, c’est vers là que je veux aller” ?
C’est celle qui a lancé l’album et c’est celle qui, autant en termes de textes, de sonorités et d’énergie surtout, j’avais l’impression que c’était vraiment aligné à qui j’étais.

