Interview
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POST-PUNK JOYEUSE
« Post-punk joyeuse » : c’est comme ça que Ditter aime résumer sa musique, un mélange assez inclassable de rock, électro et pop. Le trio parisien, composé de Rosa Rocca-Serra, François Crepu et Samuel Hecker, aborde des thèmes sociaux avec humour et cynisme sur ses deux EP, Me, Money & Politics (2024) et Cringe Is The New Sexy (2025), toujours dans un univers énergique et coloré.
On a eu l’occasion d’échanger avec eux à Rock en Seine quelques heures avant leur passage sur scène !

D’où vous vient cette idée de mêler plein de styles : électro, rock, … ? J’ai vu que vous vous décriviez aussi comme post-punk joyeuse?
François : Ouais, carrément. Ça vient juste de rassembler toutes les influences avec lesquelles on a grandi et celles qui nous font kiffer à jouer, ne pas choisir en choisir une seule. Elles ont toutes un lien, un message commun. Et c’est ça qui est intéressant, c’est de faire des ponts un peu absurdes entre les choses. C’est là où on touche à quelque chose de novateur, et c’est ce qui nous intéresse.
Rosa : La musique va aussi servir le propos, c’est pour ça qu’on ne fait pas de choix réel non plus, parce qu’en fonction de ce qu’on a envie d’exprimer, on va aller plus dans une direction ou dans une autre.
Vous avez déjà deux EP de sortis, sur votre prochain projet vous voulez aller explorer encore quelque chose de différent?
Rosa : Ouais, on s’est quand même donné quelques directions parce qu’il y a des choses qu’on aime toujours bien dans ce qu’on a fait jusqu’à maintenant, mais on n’a pas trop envie non plus de se mettre dans des cases. Donc on explore plein de trucs en ce moment, et on va un peu là où nos émotions nous portent, parce que c’est un peu le principe de faire ce métier, c’est la chance de pouvoir travailler avec ses émotions. Du coup c’est un peu ouvrir les chakras !
« La musique va aussi servir le propos, c’est pour ça qu’on ne fait pas de choix réel non plus, parce qu’en fonction de ce qu’on a envie d’exprimer, on va aller plus dans une direction ou dans une autre. »
Vous avez fait beaucoup de dates de concert et festival ces dernières années. Vous en profitez justement pour tester des sons, ouvrir un peu votre musique, changer des choses… ?
Samuel : Là ça fait longtemps qu’on joue quand même les mêmes morceaux. Après c’est des morceaux justement qu’on a beaucoup joué, de plein de manières différentes au début notamment. Le set n’a pas cessé d’évoluer jusqu’à ce qu’on ait quelque chose d’un peu plus carré on va dire. Depuis septembre, on a vraiment réaménagé un peu le show, la set-list, etc avec des nouveaux morceaux. Il y a quelque chose qui est un peu plus figé maintenant. Mais justement, là on a une tournée française qui va s’arrêter, mais il y aura quelques dates à l’étranger. Ce sera justement l’occasion de pouvoir tester des nouvelles choses parce que comme on va entrer dans une période un peu plus de recherche, composition, etc, il y aura des bons moments pour tester, et ça va être hyper excitant.
C’est quoi vos dates à venir à l’étranger ?
Samuel : On a une date à Hambourg au Reeperbahn le 18 septembre. Et hier on était on était en Hollande à Eindhoven pour Hit the City.
Ca se passe comment de jouer à l’étranger quand on est un groupe français? Vous le ressentez différemment sur scène?
Samuel : Ouais, je pense qu’il y a un sentiment de nouveauté qui est assez chouette, parce que forcément ça parle une autre langue, c’est une autre culture. Ça reste le même show en soi, mais je pense que peut être qu’il y a quelque chose parfois d’un peu plus libéré, parce qu’il y a une excitation. En plus ça fait pas longtemps qu’on teste des choses à l’étranger.
Rosa : Il y a juste la petite appréhension de l’anglais à chaque fois où tu dis “là, ils vont vraiment comprendre ce qu’on dit, qu’est ce qu’ils vont en penser?”. Mais en vrai c’est cool, c’est toujours bien passé pour l’instant et du coup ils rigolent à nos blagues, là où les français vont plutôt faire “ouaaaais” sans forcément comprendre.
A quoi on peut s’attendre sur scène ce soir? Ça va être quoi le ton du concert?
Rosa : C’est notre dernière date de tournée française et en plus on était là il y a 3 ans pour le Club Avant Seine. Du coup, le ton du concert, je pense que ça va être le lâcher prise et un peu la nostalgie aussi.
